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mardi 9 juillet 2013

Diversidad Sexual (Gay Pride)

Appelée Diversidad Sexual au Chili, cette grande manifestation se déroule plusieurs fois par an dans les rues de Santiago pour défendre la Liberté et l’Egalité de toutes les orientations sexuelles.
Beaucoup de mouvements se sont déplacés, comme par exemple MOVILH (Movimiento de Integracion Homosexuel y Libertad) qui défend la cause de Daniel Zamudio, 24 ans, violemment agressé et battu à mort par un groupe néo-nazi.
C’est à partir de ce drame, qu’une loi a été votée, interdisant formellement d’insulter, d’agresser ou de commettre un quelconque acte de violence sur une personne homosexuelle, au risque d’encourir une peine maximale d’emprisonnement.



Festival "Mil Tambores"

Au début du mois d’octobre, à Valparaiso, le festival de "Los Mil Tambores" annonce le printemps.
La ville se met au rythme des percussions pendant deux jours.
La fête commence sur la colline Cerro Florida (où le poète Pablo Neruda avait installé sa résidence) : une centaine de personnes s’étant préparées, mêlent déguisements, tambours, trompettes et danses plutôt particulières, sur l’avenue Alemana et sur la plage de San Mateo.
Plus de 5000 personnes sont rassemblées pour voir les fameux "corps peints"
Ces hommes et ces femmes complètement nus se peignant intégralement le corps.



Manifestation contre la fermeture de la salle Victor Jara

La municipalité de la ville de Santiago demande la fermeture de la Salle Victor Jara sur la place Brazil dans le quartier Yungay, à cause de ses activités nocturnes, ce qui a déclenché des manifestations dans le centre ville et aux alentours de cette salle.
Elle demande la fermeture du Galpon Victor Jara tous les ans, ce qui entraîne régulièrement des nouveaux affrontements pour en retarder celle-ci.
Cet espace culturel est aussi un lieu d’accueil pour les étudiants de tout le pays, leur permettant de réaliser des activités artistiques, de se produire et de s’exprimer.
Des concerts et spectacles de Cueca (danse traditionnelle chilienne) y sont donnés.
Joan Jara la veuve de Victor affirme que cette fermeture est une aberration.
Le Conseil de la Culture et des Arts assure apporter son soutien.
A l’heure actuelle, la Salle continue néanmoins ses activités en faveur de l’intégration communautaire et de la diffusion de la culture chilienne.



Manifestation des Pêcheurs contre la nouvelle législation

Cela fait plus d’un mois que la population d’Aysen en Patagonie (sud du Chili) descend dans la rue pour manifester contre le gouvernement chilien, depuis la mise en place d’une législation qui favorise la pêche industrielle au mépris de la pêche artisanale.
Il est demandé à l’état d’adapter des prix plus appropriés à leur mode de vie.
Vivant dans une région très isolée et extrême d’un point de vue géographique et climatique, il leur est impossible de traverser la Patagonie par la route.
Le seul moyen est de prendre des bateaux ou alors de passer par l’Argentine afin de distribuer leurs poissons dans tout le chili,
"Il est temps, disent les habitants d’Aysen, que nous ayons accès à une vie plus digne, et que nous cessions de survivre alors qu’Aysen a affiché en 2011, le taux de croissance le plus élevé de tout le Chili".
Assez rapidement, nombre de personnes de tout bord ont rejoint les pêcheurs, notamment des étudiants, des routiers, des commerçants et des écologistes.
Les routes et le pont de Puerto Aysen ont été bloqué, afin d’empêcher l’approvisionnement de la ville en essence et en nourriture.
Les distributeurs de billets se sont vidés.
Petit à petit tout le monde s’est réuni dans ce qu’ils ont appelé "le mouvement social pour la région d’Aysen" et faire remonter le message jusqu’à Santiago où ont été prises ces photos.



Manifestation pour la libération des prisonniers politique Mapuche

Les Mapuches est un peuple indigène installé sur le territoire chilien et argentin bien avant la constitution de ces nations.
En ce moment même, ils subissent des violations de leurs droits sans aucune possibilité de se défendre.
Quatre des leurs sont actuellement emprisonnés et ont entamé une grève de la faim :
Paulino Levipan Coyan, Daniel Levinao Montoya, Rodrigo Montoya Melinao et Eric Montoya Montoya.
Ils ont déclarés :
"Nous continuerons de résister pour défendre nos droits, car ce n’est pas seulement les nôtres mais ceux de nos fils et des générations futures.
Nous continuerons de lutter pour les terres qu’ils nous ont enlevées et dépouillées,
Car ni l’emprisonnement ni la mort n’entameront notre lutte pour la liberté et le territoire de notre peuple nation Mapuche".

Plusieurs militants se sont rassemblés pour manifester et apporter leur soutien dans le centre de Santiago et ont adressé une lettre au président de la république Sebastián Piñera :
"Votre gouvernement, malgré les recommandations du rapporteur de l’ONU et de nombreuses dénonciations internationales, continue de considérer les militants Mapuches comme des terroristes et, plus généralement à minimiser toutes les luttes qui s’opposent au modèle néolibéral, en utilisant un arsenal juridique hérité de la dictature mise en place par Pinochet .
Nous appelons le gouvernement chilien :

- à cesser immédiatement cette politique répressive inacceptable,
- à libérer immédiatement les prisonniers politiques
- à établir au plus vite de réelles négociations avec les Mapuches mobilisés,
- et à reconnaître le droit inaliénable à l’auto-détermination du peuple Mapuche".

Les manifestations se font entendre dans tout le pays, pour dénoncer les actes illégaux des autorités chiliennes et pour stopper les opérations policières brutales dans leur communauté afin que le peuple Mapuche puisse garder sa terre.



Loi de renforcement de l'ordre public (Loi Hinzpeter)

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La loi "Hinzpeter" regroupe quatre modifications d’articles contenus dans le code pénal.
Ces modifications visent à accentuer les peines encourues en cas de délit de désordre public.
Cette loi prévoit la "criminalisation" de l’occupation de locaux (actuellement légale), renforce les peines encourues en cas d’interruption du service public, des transports, des communications, du trafic, de la distribution d’eau et de combustibles, ainsi que les dommages causés aux propriétés, à l’occupation de bureaux privés ou publics, aux centres commerciaux, aux industries, aux écoles, à la circulation des personnes sur la voies publiques et même à la préparation d’actes de désordres publics (passibles de trois ans d’emprisonnement).
Pour finir, le port de capuches ou d’autres vêtements visant à ne pas reconnaître l’individu fait aussi parti des interdictions.
Ces mesures sont destinées à désorienter les étudiants afin de leur rendre accessibles le moins de lieux possibles pour leurs manifestations et dans le but de stopper leur moindre mouvement.
Enfin, le projet initial prévoit un accès totalement libre aux forces de police, "d’emprunter" les photographies, les vidéos et les enregistrements des journalistes pendant les manifestations, pour faciliter l’identification des personnes qui auraient commis un "délit".




Manifestation pour la réforme de l'éducation

Plusieurs fois par semaine, des milliers d’étudiants, lycéens et professeurs chiliens se mobilisent dans les rues de Santiago afin de réclamer une réforme de l’éducation qui rendrait la scolarité publique gratuite et non privée (seul le primaire en bénéficiant) .
Les manifestants demandent que l’enseignement soit à nouveau à la charge de l’Etat et non pas à celle des municipalités.
Cela créant un gros écart et une inégalité des chances entres les diverses classes sociales.
(depuis la prise de pouvoir d’Augusto Pinochet).

Ces manifestations rythmées au son d’instruments de musique et de chorégraphies, se voulant au départ pacifistes, se terminent malheureusement par des affrontements entre des groupes étudiants extrémistes et les forces de police (carabineros) qui répliquent par des lancers de gaz lacrymogène et de canons à eaux.
Mais ces actes de violence portent le discrédit sur ces étudiants et leurs organisations  dirigeantes et donnent des arguments aux autorités pour "criminaliser" leurs mouvements et détourner l’attention de leurs demandes.
« J’espère qu’à la fin de la journée, on parlera du renforcement de l’éducation publique (…) et de la fin du profit dans l’éducation privée » a souhaité Gabriel Boric, l’un des principaux dirigeants étudiants.

Les forces de l’ordre n’ont quasiment aucune limite face aux manifestants.
Plusieurs abus sexuels ont été signalés par le chef de la police :
Notamment certains de ses hommes auraient ordonné à des étudiantes et étudiants arrêtés pendant les manifestations de se déshabiller, de faire des pompes entièrement nus, les auraient obligés à se rouler sur le sol mouillé et leur aurait donné des coups sur les parties génitales.
Mais celui-ci a refusé de les nommer.

La mobilisation du 8 août avait inauguré cette série de protestations.
Réunissant 5000 personnes, celle-ci avait été toute particulièrement violente :
40 policiers blessés, 3 bus brûlés et 75 arrestations.
Un autre défilé, le 23 août, avait réuni plus de 10000 jeunes, tout comme les mois de septembre, octobre et novembre 2012.
A l’heure actuelle, ces manifestations continuent.

Le Chili ne finançait que 25% du système éducatif avant la fin de l’année 2011.
Aujourd’hui le mouvement a obtenu une hausse de 10% du budget de l’éducation, de timides aides aux prêts étudiants ainsi qu’un début de réforme sur la gestion des collèges et lycées publics.